Quels métiers englobe le secteur de l’artisanat ?
Le secteur de l'artisanat englobe un très grand nombre et une très grande variété de métiers différents. Ces derniers s'inscrivent dans différents secteurs que l'on regroupe traditionnellement dans quatre grandes familles.
On trouve d'une part les métiers de l'alimentation. Ces derniers correspondent aux métiers de boulanger, pâtissier, boucher ou encore poissonnier. Par ailleurs, les métiers du bâtiment font référence aux emplois de la construction comme maçon, couvreur plombier, peintre en bâtiment ou encore électricien. La troisième catégorie de métiers du secteur de l'artisanat est celle de la production. On y trouve des métiers comme menuisier, bijoutier, couturier ou encore ébéniste. Enfin, les métiers des services sont extrêmement nombreux dans le secteur de l'artisanat. Il s'agit des métiers de coiffeur, esthéticien ou encore réparateur automobile.
Il existe donc une très grande diversité de métiers appartenant au secteur de l'artisanat. Si ce secteur vous intéresse et que vous êtes à la recherche d'une carrière, n'hésitez pas à vous tourner vers ce domaine qui compte une multitude de spécialités différentes. Il peut s’agir de métiers de bouche, de spécialités du bâtiment ou encore de métiers créatifs et artistiques par exemple. Si ces perspectives d'emploi sont susceptibles de vous intéresser, il convient de se renseigner sur les domaines qui recrutent et qui correspondent à vos attentes.
Quelles études débouchent sur des métiers du domaine de l’artisanat ?
Tout comme il existe de nombreux métiers différents dans le domaine de l'artisanat, les formations qui permettent d'atteindre ces métiers sont également très diverses. Ainsi, il est généralement pertinent de se renseigner sur la formation permettant de déboucher sur un métier en particulier puisqu'il n'existe pas de cas général.
Dans de nombreux cas, le certificat d'aptitudes professionnelles (CAP) est un diplôme suffisant pour exercer dans l'artisanat. Ce diplôme se prépare en deux ans après la troisième. Il comprend un contrat d'apprentissage et permet d'acquérir des compétences dans un métier en particulier. Le principal de la formation consiste en un enseignement professionnel qui permet à l'étudiant d'être prêt à l'embauche à la sortie de ses études. C'est notamment le cas des CAP de bijouterie, de broderie, de reliure, ou encore de boulangerie ou de boucherie.
Certains métiers du secteur de l'artisanat requièrent un BTS (brevet de technicien supérieur). C'est le cas par exemple des BTS des métiers du bâtiment et de la construction.
Certains métiers sont accessibles à l'issue d'un bac professionnel. Il est obtenu en trois ans après la classe de 3e. Les domaines d'activités sont variés. On trouve par exemple des bac pro boucher, esthétique, coiffure, ameublement, ou encore maroquinerie. Dans le cadre d'un bac professionnel, il est possible de réaliser une alternance qui permet de passer un certain temps en entreprise et de se confronter directement à la vie active.
Enfin, certaines grandes écoles peuvent également former des professionnels du secteur de l'artisanat. C'est notamment le cas dans le domaine de l'artisanat d'art. Il existe encore une multitude de formations non mentionnées ici. Il est donc intéressant de se renseigner sur un métier en particulier afin de connaître les différentes voies de formation qui y mènent.
Comment créer une entreprise dans l’artisanat ?
La création d'une entreprise comprend différentes étapes qui nécessitent une préparation et certaines connaissances. La création d'une entreprise débute par une idée. C'est à partir de cette dernière que le concept de l'activité de l'entreprise nait. Pour cela, il faut réfléchir à un concept, à un secteur d'activité qui nous intéresse et trouver une idée qui apporte une réelle plus-value pour ses utilisateurs. Le principe est de ne pas reproduire quelque chose qui existe déjà sur le marché au risque de faire face à une grande concurrence. Idéalement, votre idée doit être quelque chose de novateur qui apporte une solution à un problème ou à un besoin.
À partir de cette idée, vous pourrez réaliser une étude de marché. Cette dernière vous permettra de connaître la concurrence existante ainsi que les attentes de vos clients. Cette étape vous permettra d'affiner votre projet en fonction du marché.
Vous devrez ensuite définir votre business plan. Ce dernier vous permettra d'expliquer la manière dont vous comptez développer votre entreprise. Il définira les biens au service proposé et la manière dont la société sera rentable financièrement. Le business plan est le document que vous pourrez présenter à vos sources de financement et qui vous permettra de convaincre sur la solidité de votre projet.
Il est ensuite important de choisir sa structure juridique. Le statut juridique de votre entreprise dépendra d'un certain nombre de facteurs. Vous ne choisirez pas le même statut si vous décidez d'entreprendre seul ou à plusieurs et si vous souhaitez embaucher des salariés ou pas. Les différents statuts n’offrent pas les mêmes avantages fiscaux et ne présentent pas les mêmes obligations. Il est donc important de se faire accompagner lors de ce choix.
Vous devrez ensuite effectuer les démarches de création de votre entreprise. Pour cela, il faudra réaliser une déclaration d'activité en ligne. Cette formalité est accessible sur le Guichet Unique depuis que les Centres de Formalités des Entreprises ont été remplacés par la plateforme. Lorsque cette démarche sera validée par l'administration, votre entreprise obtiendra un numéro SIREN et son activité sera officielle et légale.
Quel statut juridique privilégier dans l’artisanat ?
En tant qu'entrepreneur dans le secteur de l'artisanat, vous disposez d'un large choix de statuts juridiques pour votre entreprise. Selon votre situation et votre activité, vous aurez intérêt à vous tourner vers l'un ou l'autre de ces statuts.
Si vous souhaitez entreprendre seul et bénéficier d'un statut à la fois souple et avantageux, tournez-vous vers l'entreprise individuelle (EI). L'entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) est également intéressante et présente certains avantages concernant la protection du patrimoine personnel du dirigeant. Ces deux statuts sont intéressants pour des petites entreprises artisanales.
Si vous souhaitez créer une entreprise de taille moyenne ou plus grande, vous pouvez vous renseigner sur les sociétés à responsabilité limitée (SARL) ou aux sociétés par actions simplifiées (SAS). Ces dernières permettent de créer des entreprises en tant qu'associés tout en limitant les responsabilités des associés.
Il existe encore d'autres solutions à envisager selon votre situation, vos objectifs, et les perspectives de développement de votre activité. Dans la majorité des cas, il est pertinent de se tourner vers un spécialiste juridique comme un avocat spécialiste du droit des affaires qui saura identifier le meilleur statut pour votre activité en fonction de ces différents paramètres.
Choisir le statut juridique de votre entreprise artisanale
Lors de la création d'une entreprise dans l'artisanat, le choix du statut juridique est une étape cruciale. Ce choix influence la fiscalité, la protection sociale, la responsabilité du dirigeant et la gestion de l'entreprise. Voici les principaux statuts juridiques adaptés aux entreprises artisanales, avec leurs avantages et inconvénients.
Les Statuts Individuels
Entreprise Individuelle (EI) :
- Avantages : Simplicité de création et de gestion, fiscalité simplifiée (impôt sur le revenu), coût réduit.
- Inconvénients : Responsabilité illimitée (le patrimoine personnel peut être engagé).
Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL) :
- Avantages : Protection du patrimoine personnel grâce à la déclaration d'affectation, même simplicité que l'EI.
- Inconvénients : Formalités supplémentaires par rapport à l'EI, notamment la déclaration d'affectation.
Micro-entreprise (auto-entrepreneur) :
- Avantages : Régime fiscal simplifié (micro-fiscal et micro-social), formalités de création et de gestion simplifiées, charges sociales calculées sur le chiffre d'affaires.
- Inconvénients : Plafonds de chiffre d'affaires limités, responsabilité illimitée (sauf option pour le régime de l'EIRL).
Les Statuts de Société
Société à Responsabilité Limitée (SARL) :
- Avantages : Responsabilité limitée aux apports, statut adapté aux projets familiaux ou avec peu d'associés, régime social protecteur pour le gérant majoritaire (Travailleurs Non Salariés - TNS).
- Inconvénients : Formalités de création et de gestion plus lourdes, coût de création plus élevé, obligation de désigner un commissaire aux comptes au-delà de certains seuils.
Société par Actions Simplifiée (SAS) :
- Avantages : Responsabilité limitée aux apports, grande flexibilité dans la rédaction des statuts, statut social avantageux pour le président (assimilé salarié).
- Inconvénients : Formalités de création plus complexes, coût de création plus élevé, formalisme plus important dans la gestion.
Autres Statuts
Société Anonyme (SA) :
- Avantages : Adaptée aux grandes entreprises nécessitant des levées de fonds importantes, responsabilité limitée aux apports.
- Inconvénients : Formalités de création et de gestion très lourdes, capital social minimum de 37 000 €, obligation d'avoir un conseil d'administration ou de surveillance.
Société Coopérative et Participative (SCOP) :
- Avantages : Gouvernance démocratique (les salariés sont associés majoritaires), responsabilité limitée aux apports, avantages fiscaux.
- Inconvénients : Obligation de réinvestir une partie des bénéfices dans l'entreprise, gestion participative pouvant ralentir la prise de décision.
Comment choisir le bon statut juridique ?
Le choix du statut d'entreprise dépend de plusieurs critères :
- La nature de l'activité : Certaines activités artisanales peuvent nécessiter des statuts particuliers pour des raisons de responsabilité ou de gestion.
- Le nombre d'associés : Si vous entreprenez seul, les statuts d'EI, EIRL ou micro-entreprise peuvent être adaptés. Pour plusieurs associés, des statuts de société comme la SARL ou la SAS sont plus appropriés.
- La protection du patrimoine personnel : Si la protection de votre patrimoine personnel est une priorité, privilégiez des statuts avec responsabilité limitée comme l'EIRL, la SARL ou la SAS.
- Les perspectives de développement : Si vous envisagez de lever des fonds ou de vous développer rapidement, la SAS offre plus de flexibilité.
- Le régime social : Le statut du dirigeant (TNS ou assimilé salarié) influence la protection sociale et les cotisations. Les TNS (EI, EIRL, SARL) bénéficient de cotisations sociales moins élevées mais d'une protection sociale moindre que les assimilés salariés (SAS).
Conclusion
Choisir le bon statut juridique est une étape clé dans la création de votre entreprise artisanale. Ce choix doit être mûrement réfléchi en fonction de votre situation personnelle, de vos objectifs professionnels et des spécificités de votre activité. N'hésitez pas à consulter un expert en droit des affaires ou un comptable pour vous accompagner dans cette démarche et faire le choix le plus adapté à votre projet entrepreneurial.